




(Tim Burton) 1999. Je me suis précipité pour voir ce film de Tim Burton qui adapte la légende tirée d'une nouvelle de Washinton Irving "La légende de Sleepy Hollow". Pensez donc, il y a le sublime Johnny Depp, mais aussi les grands du fantastique : Martin Landau (très vite décapité), Christopher Lee (en juge arrogant), Christopher Walken aux dents très pointues ! L'hommage aux films dans lesquels ils ont joué est très clair. Les images et les décors expressionnistes ont ravivé mes souvenirs de cinéphile : "Le Loup-garou" (1941) de George Waggner - "L'homme invisible" (1933) de James Whale - la forêt des films de Dracula de la Hammer, etc. Le voyage vers l'horreur du début renvoie à "Dracula" et ses diverses versions. Johnny Depp, un acteur qui ne cherche pas à soigner son image, mais seulement à faire correctement son travail, campe magistralement un détective de l'étrange qui représente le rationnel dans une histoire qui ne l'est pas du tout ! Il est d'ailleurs ridicule avec ses instruments d'investigation scientifique. Mais s'il finit par avoir raison, c'est aussi l'irrationnel qui l'emportera à la fin. Mais son problème, c'est le jeune garçon qui le définit en lui disant : "Vous êtes possédé par la raison." "Les apparences sont trompeuses", dit-il en faisant tourner son image qui crée l'illusion d'optique d'un oiseau en cage. Et, puis, reviennent ses rêves terrifiants, des souvenirs plutôt de l'horrible assassinat de sa mère par son père, avec une "vierge de Nüremberg". La terreur qui monte de notre inconscient est-elle si irrationnelle que cela ? Il y a aussi une sorcière excellente, la soeur de la marâtre, inévitable belle-mère des contes de fées, un arbre qui saigne, "passage, porte entre deux mondes". Un seul défaut : l'explication laborieuse enlève tout le mystère bien avant la fin, qui devient tout simplement et brutalement une affaire d'enquête policière. Retour en haut de la page
(David Koepp) 1999. Tiré d'un roman de Richard Matheson, le scénario
concocté par le réalisateur David Koepp ne pouvait être que bon. La vie est
dure... le boulot, l'amour, les enfants.... quelle banalité ! On se fait chier
! Heureusement qu'il y a les fantômes ! "Faut pas en avoir peur", dit
l'enfant à son père. On pense un peu à "Shining" de Stephen King (adapté par Kubrick au cinéma) et à tout un tas
d'autres histoires de fantômes... C'est vrai qu'il est difficile d'innover dans
ce domaine. Les chiffres ont beaucoup d'importance. Lors de mes nuits
d'insomnie je parie sur les chiffres qu'aligne ma montre digitale. Ici, c'est
la même chose : il est 11:11 ou, 2:26 (deux, plus deux, deux fois, on a bien cité
trois fois deux, donc cela fait 6 ?), l'appartement a le numéro 1619... (faites le calcul vous-même !). De toute façon, les fantômes
ont leur raison que la raison ignore. C'est toujours comme ça ! "Le
cimetière est drôlement cool !" s'exclame l'enfant. Il regarde "La
Malédiction des pharaons" (1959) de Terence Fisher à la télévision et le
fantôme lui fait voir des scènes de "La Nuit des morts-vivants"
(1968) de Romero, même quand la télé est débranchée !
Pendant le meurtre on entend "Paint in black" des Rolling Stones...
Toujours mis à contribution les papys !
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(Brian de Palma) 1999.
Le manque de communication est mortel !
Qu'est ce qui fait que ce film a tant déplu à certains ? Moi, il m'a bien plu.
Je l'ai pris comme un sacré hommage aux fans de science-fiction ! C'est vrai
que le scénario n'apporte rien de nouveau. Et alors ? Le film est excellent...
Ça commence par la fête du départ. Mais dans la fête il y a une tristesse. Les filles sont d'une beauté...
Les débats techniques sont intéressants et la scène de danse en apesanteur
aussi. Parfois, en voyant ce film, j'ai pensé à "Solaris" (1972) de
Takovski... que d'aucuns trouvèrent également "chiant", mais pas
moi...
"L'univers, c'est pas le chaos, c'est un réseau" avait déclaré Maggy,
l'épouse défunte du cosmonaute. Toutes les scènes de l'accident avec la pluie
de micrométéorites sont superbes. Rien que pour cela le film vaut le coup
d'oeil ! Et pour voir certaines scènes (au cinéma bien sûr, ce ne sera pas
pareil à la télé) il ne faut pas avoir le vertige. Retour
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(Brian Yuzna) 1999. Il fallait Brian Yuzna pour oser adapter ce "comic obscène et gore" - "J'ai essayé de rester fidèle à l'oeuvre de David Quinn et Tim Vigil dans ce qu'elle a de plus radical." répond Brian Yuzna ... Le réalisateur a dû aller en Espagne pour trouver un producteur et tourner son film... Retour en haut de la page
(Wes Craven) 1999. Une fois ça va, deux fois aussi, trois fois bonjour les dégâts. J'ai donné 35 F pour voir ce film. Le film du film dans le film, et tout cela après le film du film (Scream 2) Lassant!
(Kimble Rendall) 1999. "C'est quoi cette connerie ? - La magie du
cinéma !"
Voilà ce que répond le slasher au policier...
Il y a les scènes de douche (ça vous
rappelle quelque chose ?) et les réalisatrices qui crient : "Coupez
!" Amusant, non ? Le film (Il s'appelle " Hot Blooded ") dans le
film est maudit. Et on entend citer : "Halloween" ; "Vendredi
13" ; "Massacre à la tronçonneuse" ; et... "Gorge profonde"...
La fiction produit donc sa propre horreur. Dans cette maison fantastique le
film propose une réflexion sur les effets des films d'horreur, sans se prendre
au sérieux. Il fait référence aux classiques du genre y compris dans
l'autodérision en choisissant ce masque ridicule. Ces films joueraient le rôle
de catharsis contre l'angoisse de la mort. "Tous ces films d'horreur ne
sont pas si mauvais que ça", déclare un personnage. "Mais qu'est-ce
que tu veux ?", demande, terrifiée, une victime au monstre masqué... Voilà
la question... Retour en haut de la page
(Lionel Delplanque) Superbe prologue et générique. Ça commence un peu comme "Massacre à la tronçonneuse" (1974). Les comédiens (pas ceux qui jouent dans le film, mais les personnages qui sont comédiens) sont un peu cons ! Une forêt superbe qui renvoie aux contes de fées, bien sûr, mais aussi à d'autres films, comme "Le Projet blair witch" (1998), "Le Loup-garou" (celui de George Waggner de 1941) et... "Evil Dead" (1982). Il y a d'ailleurs plein de références aux contes : Wielfried lit "Le roi des aulnes", le prologue montre une femme qui raconte "Le petit chaperon rouge" à un enfant alité, les trous de serrure renvoient à "Barbe bleue", et puis qui vous empêche de penser à Cocteau ou Franju ? Le scénario ressemble beaucoup à l'histoire de "Dix petits nègres" d'Agatha Christie. Le réalisateur tourne de manière "intellectuelle" jusqu'à l'exacerbation. Il rend hommage à Dario Argento, tout le long du film avec cet expressionnisme des couleurs, mais avec des scènes comme celle du gros plan sur les mains gantées qui saisissent un instrument tranchant ! Il nous fait sursauter avec le son (comme dans "La Maison du diable" (film de Robert Wise de 1963) : le bruit de la flamme du briquet (suivi par un gros plan), le déclic de l'appareil photo fait autant de bruit qu'un battement de tambour. Au début on est un peu agacé par ce style un peu prétentieux, mais on finit par succomber au charme macabre de ces images et de ces plans d'ombre et de lumières de couleurs... Retour en haut de la page<
(James WONG) 2000.
Voilà le premier long métrage de James Wong, bien connu des fans de
l'excellente série " X Files " et d'autres, comme " SPACE 2063
". On s'est donc précipité pour voir... Encore des adolescents ! Pas très
original... Mais le réalisateur réussit très bien à nous ficher la trouille de
prendre l'avion. L'accident est franchement bien filmé.
Le thème du film est la Mort. On ne la voit pas, mais on voit ses effets. Comme
un personnage du célèbre roman de Jack Williamson " Plus Noir que vous ne
pensez " (1940), la Mort maîtrise les probabilités : elle est capable de
rassembler une énormité de coïncidences pour arriver à ses fins ! Comme on
parle de la mort, on montre le temps qui passe, car c'est lui qui déroule le
plan de la Mort que notre héros tente de déjouer : " Le plan sadique qui
mène au cimetière ". L'occasion donc de filmer d'atroces morts violentes,
mais aussi de les suggérer simplement. Certains " accidents "
domestiques sont stupéfiants.
Sacré James Wong : faudra le suivre le bonhomme...
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(David Twohy)
N'avez-vous jamais eu peur dans le noir ? Cette peur qui vous prend à cause de
votre imagination, parce que vous imaginez être agressé et sans défense. Voilà
le thème central du film qui présente un superbe système solaire avec trois
soleils, donc il fait toujours jour... Mais, la nuit survient tous les
vingt-deux ans car il se produit alors une éclipse des trois soleils... Ce qui a produit une niche écologique
particulière qui a fini par détruire toute vie sur la planète ! Les naufragés
qui y " atterrissent " par accident (très bien filmé l'accident !) vont vite s'en rendre compte... Le scénario ressemble aussi
à " Cube " : il faut aux personnages beaucoup d'intelligence pour
comprendre, et l'évolution de l'intrigue montre la vraie nature des personnages
qui n'était pas évidente au vu de leur attitude et de leur situation au début
du film. " Je vous l'avait dit : ce n'est pas de moi qu'il faut avoir peur
", déclare ainsi le personnage principal... Il y a donc un peu de Dick
aussi, car, il ne faut pas se fier aux apparences... On a droit à un magnifique
spectacle : celui de l'éclipse. Retour
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(film TV de Mick Garris) 2000 Stephen King lui-même a adapté ce long film TV de son roman Shining. Fallait-il le faire après le chef-d'œuvre de Stanley Kubrick ? Stephen King pense que oui, car Kubrick a trahi dans son œuvre le thème principal du livre : l'amour conjugal - véritable obsession de Stephen King - et l'amour paternel et filial - idem. D'autre part, ce film TV a rétabli le scénario original, bien plus fantastique et psychologique que celui de Kubrick. Enfin, le personnage principal reprend ses droits : l'enfant lumière Danny. Des passages importants du roman, abandonnés par Kubrick, sont rétablis ici. Les animaux sculptés dans les haies, le nid de guêpes, la chaudière vétuste et la cave, le maillet de Crocket redevient l'arme du père comme dans le roman. " Ça fait du bien d'avoir un peu peur ", déclare un personnage du film. C'est ce qui va vous arriver quand vous allez le regarder. En évitant la comparaison cinématographique avec le chef-d'œuvre de Kubrick. Retour en haut de la page
(Bryan Singer) 2000. Saisissant prologue dans le camp de concentration nazi d’Auschwitz en Pologne en 1944... Ce film est excitant ! Vivement la suite ! Ça doit être dû au fait que j’ai gardé mes yeux émerveillés d’enfant. D’autre part, j’aime les marginaux (sauf quand ils me volent mon autoradio...) La « controverse de Valladolid (Espagne) » avait eu comme objet le fait de savoir si les Indiens d’Amérique étaient bien des êtres humains... De justesse, l’Eglise a décrété que oui tout en espérant de pas arriver à la même conclusion avec les Noirs d’Afrique... Ici, les Indiens sont des mutants. Mais le problème reste le même et la question posée identique... Ce film est donc (comme la BD) éminemment politique : il traite de pouvoir, de révolution, de réformisme, de Mac Carthysme (vous savez ce sénateur qui chassait les communistes...). En quelque sorte un nouveau western pour les Amériques ! « Fous-moi le camp, sale monstre ! » Menace l’aubergiste à notre héros mutant... Dans une scène digne d’un western de Sergio Leone... Il y a même une paria parmi les parias, et elle s’appelle Malicia ! Politique disais-je, illustré notamment par le dialogue suivant : - T’as choisi le bon camp, t’es sûre ? - J’en ai au moins choisi un ! Excellent ! Ce film reproduit au fond parfaitement la complexité du réel et ses luttes à travers une fable : la différence fait peur, chacun a une qualité qu’il peut faire fructifier et la jalousie règne... La chorégraphie des combats est superbe et la fin un très bel hommage (involontaire ? ça m’étonnerait) à Hitchcock avec la scène de combat sur la statue de la liberté. Une seule ombre au tableau : ce sont les révolutionnaires qui sont les méchants... Retour en haut de la page
(Paul Verhoeven)
2000.
Ah qu’il est bon ce Paul Verhoeven !
Le thème de fond de l’histoire de l’homme invisible traité par l’ouvrage de
H.G. Wells est le même que celui du « Cas étrange du docteur Jekyll et Mister
Hyde » de Stevenson : la nature humaine est intrinsèquement mauvaise. Regardez
(jeu de mot trop simple ?) : il suffit qu’un homme soit invisible pour qu’il essaie d’assouvir tous ses
fantasmes et devienne ainsi.... un monstre ! D’où l’hommage appuyé du cinéaste
au(x) film(s) « Alien » en deuxième partie de « The Hollow man »... et les
effets spéciaux formidables qui reprennent des hommages à d’autres « monstres »
du cinéma : monstres aquatiques, monstres « écorchés », monstres de sang....
Ce film est donc extraordinairement exaltant pour un cinéphile amoureux du
cinéma fantastique. La première œuvre cinématographique qui rend vraiment
hommage à l’œuvre littéraire de Wells et développe à
fond les intentions de l’écrivain...
Autres films sur « L’Homme invisible » (1898) de H.G. Wells :
L’Homme invisible de James Whale (1933)
La Revanche de l’homme invisible (jamais diffusé en France)
Le Retour de l’homme invisible de Joe May (1940)
The invisible boy (le cerveau infernal) de Herman Hoffman (1957) avec Robby le
robot de "Planète interdite". Les Aventures d’un homme invisible de
John Carpenter (1992)
La série télévisée « L’Homme invisible » (des années cinquante) a complètement
transformé le mythe et a fait de l’homme invisible un brave agent secret qui utilise
ainsi sa qualité à des fins utiles et nobles...
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(Robert Zemeckis) 2000.
Ne nous fions pas aux apparences...
Un film qui terrorise les adolescents. Mais on connaissait déjà d'autres
histoires de fantômes de victimes qui reviennent se venger....
La longueur du début, agaçante, finit par prendre chair sous la forme d'une
angoisse lancinante et une véritable terreur à la fin.
Celle-ci est, par ailleurs, délicieusement macabre.
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(Tarsem Singh)
2000.
Bon, on va s'intéresser à cette histoire: une psychiatre va pénétrer dans
l'esprit d'un tueur en série schizophrène. Pas mal comme idée. On avait déjà vu
un raté avec "La Machine" de François Dupeyron (1994) qui avait
choisi le gros Depardieu... On a déjà vu pas mal de films sur les mondes
virtuels et même récemment un épisode de la septième saison de X-files...
Eh bien on en revient très déçu ! Pas de scénario, ou si peu, le monde
intérieur du psychopathe n'arrive pas à la cheville de celui d'Alice aux pays
des merveilles. On avait même vu mieux dans ce domaine avec "L'Enfant du
cauchemar" (ou, autrement dit "Freddy 5") de Stephen Hopkins en
1989. Clive Barker aurait réalisé un véritable bijou de film avec une telle
idée ! Une seule scène vraiment époustouflante est celle du souvenir du baptême
dans la rivière : un mouvement de caméra assez audacieux.
On retrouve aussi l'idée du cheminement dans un site maudit comme dans
"Stalker" d'Andreï Tarkovski (1979), film tiré du merveilleux roman
(1972) des frères Strougatski : "Pique-nique au bord du chemin".
"The Cell" montre même un extrait du dessin animé "La Planète sauvage"
(1973) de René Laloux avec des dessins de Roland Topor, histoire tirée du roman
de Stefan Wul "Oms en série" (1972). Ah ! la
bonne vieille science-fiction française !
Décidément, ce bon Lewis Carrol, l'inventeur d'Alice au pays des merveilles,
n'a encore jamais pu être égalé... encore que l'écrivain anglais Graham
Masterton l'a tenté avec plusieurs de ses romans... sans parler des films de
Dario Argento comme "Le syndrome de Stendhal" (1995)
Voilà ce qui déçoit dans ce film : il renvoie à tant d'autres belles histoires
mais en restant très banal, très niais même.
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(Chuck Russel) 2000.
Chuck Russel a fait ses débuts dans le cinéma d'horreur avec notamment un
"Freddy" (le troisième) : "Les griffes du cauchemar"(1987).
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La dernière phrase prononcée dans le film : "C'est n'importe quoi !"
s'applique bien au film lui-même...
Circulez il n'y a (plus) rien à voir....
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(Anthony Hoffman) 2000
Les Américains sont spécialistes du doublon en SF : il y a eu "Independence
Day" et "Mars Attacks", il y a eu "Deep Impact"
et "Armaggedon", maintenant il y a ce film après
"Mission to Mars" de Briain De Palma...
Pas mal du tout contrairement aux critiques qui, décidément, n'aiment pas les
films martiens!
Le commandant est une (belle) fille nommée... Bowman (comme le dernier survivant du film "2001 l'odyssée de l'espace").
Techniquement les effets sont parfaits et les images superbes. Une petite
nouveauté : une histoire de "Terraformation" c'est-à-dire le fait de
rendre une planète (en l'occurrence, ici, Mars) habitable par l'homme.
Deux citations :
"Le jour maudit où l'algèbre pourrait nous sauver la vie"
"Si peu de temps à vivre et si longtemps à patienter..."
Une belle histoire de pionnier moderne et d'aventure, pourquoi pas ?
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(Janusz Kaminski) 2000 Diable!
Je suis sorti de ce film un peu déçu. Pourquoi? A cause du scénario pas très
original sauf la fin.
Mais en fin de compte ce film est un très bon film. C'est un hommage à
l'expressionnisme. D'ailleurs de plus en plus de cinéastes utilisent une photo
qui frise le noir et blanc. Ici cette nouvelle mode réussit bien, alliée aux très gros plans et aux grands travellings. Une
nouvelle contradiction ajoutée à celle de l'ombre et de la lumière. "Satan
est le maître de l'entropie" déclare un prêtre catholique.
La scène du Christ qui pivote de sa croix pour tomber tête en bas est
saisissante.
La scène de l'exorcisme est un hommage direct au "Nosferatu" de
Murnau.
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(Christophe Gans) 2000
J'avais adoré "Crying Freeman". Une nouvelle manière de présenter une
fiction au cinéma. J'avais aussi adoré le sketch de Gans dans
"Necronomicon". Un cinéaste qui promet.
J'ai aussi adoré "Le Pacte des loups". Les combats sont toujours
aussi érotiques et chorégraphiques: sublimes! Les paysage encore mieux...
J'ai adoré les hommages: à John Woo bien sûr (qu'est-ce qu'on en a à faire de penser que le kung fu n'existait pas en France à cette
époque?), mais aussi aux autres "monstres" du cinéma, et
particulièrement à "Alien 3" avec la scène où la bête ne mange pas la
jolie fille, une autre scène du même genre dans "Mimic", d'ailleurs,
les évolutions de la bête ressemblent à celles du monstre de Mimic.
J'ai adoré le scénario: plein de surprises finalement.
Les effets spéciaux numériques ont quelques faiblesses, mais tout à fait pardonnables.
Par contre, les acteurs! Pas bon Le Bihan! Pas bon du tout: il récite! Seules
les femmes et Vincent Cassel tiennent la route. Dommage. Ce dernier a dit que
Christophe Gans ne dirigeait pas ses acteurs: ça doit être vrai!
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(Hideo Nakata) 1998Il a fallu attendre avril 2001 pour voir ce film en France.Comment dire ? Peut-être “Blair Witch” filmé comme aurait filmé Chris Marker ?Autre originalité : les deux objets maléfiques sont la télévision et le téléphone.Pour le téléphone on avait déjà eu beaucoup de développements après le sketch “ Le Téléphone ” dans “ Les trois visages de la peur ” de Mario Bava.Pour la télévision, David Cronenberg avait inauguré avec “ Videodrome ”, mais peu ont suivi.
Ainsi, on peut dire (surtout que “ Ring ” a vu deux “ suites ”) que ces deux objets deviennent les deux objets de la terreur moderne.Quant au film lui-même, si Télérama dit que c’est bien, France-Info aussi, et là je me méfie.Je l’ai trouvé pas mal. Mais loin d’être le chef-d’œuvre que certains ont dit. C’est vrai qu’il inspire une certaine crainte sans grands effets spéciaux. Mais de là à l’interdire aux moins de douze ans...Si vous voulez avoir vraiment peur, allez voir “ L’exorciste ” !
(Andrew Parkinson) 1998.Merci Jean-Pierre Dionnet d'avoir donné ce film aux téléspectateurs !Un film “ bricolé ” peut-être, mais j’adore ce genre de bricolage. A partir d’un incident relativement bénin, le héros de cette histoire s’enfonce inéluctablement dans l’horreur. Alors que sa famille continue à vivre dans le monde “ normal ” et se demande où il est passé.
Bien avant “Entretien avec un vampire”, la vision de l’intérieur d’une transformation atroce. Et comprendre l’affreuse solitude de la monstruosité.Rien à voir avec le SIDA...
(Rand Ravich) 2000On avait connu terrifiant avec le theme du voyageur de l’espace qui revient «habité» par un monstre extraterrestre. C’était avec le film de La Hammer «Le Monstre» (Val Guest 1955).Ici c’est le même thème, mais la peur n’est pas au rendez-vous…
(Jaume Balgero) 2000Excellent, même si l’histoire tirée du roman homonyme de Campbel est un peu tirée par les cheveux.Le réalisateur sait très bien filmer l’angoisse de la mère, et, en suggérant, les horribles mutilations subies par les victimes de la « Secte sans nom »…
(Gavin Wilding) 2000
J’adore les histoires de maisons. Je me suis donc précipité.Hélas, je me suis ennuyé… Il faut attendre la dernière image de fin… Alors soyez patient.
(Stephen Sommers) 2001Bon ! Un « Indiana Jones » de plus ?On s’ennuie devant tant d’effets spéciaux…
(Anders Ronnow-Klarlund) 1999Encore une histoire de fin de millénaire, allez-vous dire.Eh oui, mais…Lars von Triers m’a toujours agacé, mais là, son école “danoise” fait mouche.
Cela s’appelle filmer ! Les gros plans, le clair obscur (cette « obscure clarté »), le montage. Formidable !L’histoire n’a rien inventé mais le cinéaste si !
(Laurent Tuel) 2001Ces films avec des enfants terrifiants jouent sur la culpabilité enfantine du spectateur. Qui n’a jamais ressenti cette culpabilité d’avoir été à un moment ou un autre un enfant méchant ?L’actrice Karin Viard est formidable. Sa bouche, particulièrement sa lèvre supérieure, fait un mouvement vers le haut quand elle parle avec la formation de deux petites fossettes charmantes de chaque côté du nez.Le film joue aussi sur le fantasme du livreur ou du plombier qui saute la belle locataire (si possible sur la table de la cuisine…)Le spectateur croit avoir l’explication au milieu du film… d’accord, il l’a, mais, le mystère est-il éclairci pour autant ?Voilà un excellent film après « Promenons-nous dans les bois ».Laurent Tuel : n’écoutez pas les critiques qui n’aiment que les films français où on voit les gens manger à table !D’ailleurs, ont-ils remarqué ces zouaves que c’est vous-même, Laurent Tuel, qui avez signé la lettre de licenciement du mari ?
(Simon West) 2001Pétard! Quel bon moment j’ai passé.Ne pas écouter les pisse-vinaigre qui n’ont pas aimé ce film : ils ont perdu leur âme d’enfant et, encore pire, ce sont des machos !Superbes aventures.Allez les intellos, ne boudez pas votre plaisir, ça fait du bien…
(Film TV de John Harrisson) 2000
Je ne suis pas très objectif car je n’ai jamais aimé Dune (pardon !).L’épice est le pétrole du 101ème siècle. Une espèce de bestiole genre chauve-souris